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08/05/2012

[Test] Xenoblade Chronicles

Ça commençait à faire longtemps que je n'avais pas mis le blog à jour.
Alors on repart sur de bonnes habitudes avec un nouveau test, celui de Xenoblade Chronicles !



Éditeur: Nintendo
Développeur: Monolith Soft
Type: J-RPG
Disponible sur: Wii
Date de sortie: 10 Juin 2010

Si vous avez déjà rangé votre Wii dans son carton, Xenoblade Chronicles est le meilleur prétexte que vous trouverez pour l’en faire ressortir.


Xenoblade Chronicles fait parti des RPG japonais édités par Nintendo qui ont failli ne jamais dépasser la frontière de leur pays natal malgré la grosse demande des joueurs. Sorti en 2010, ce sont les développeurs de Monolith Software qui en sont à l’origine. Ce nom fait encore écho dans la mémoire des amateurs de RPG puisque ce studio est aussi celui qui a conçu la Xenosaga mais aussi le très bon, bien qu’épisodique, Baten Kaïtos.
Et si je vous parle de Baten Kaïtos, c’est que Xenoblade Chronicles et lui partagent beaucoup de points communs. Encore un univers mêlé de fantasy et de science-fiction pour le grand plaisir des fans du genre, un bestiaire quelque peu similaire, mais surtout une longue aventure hors du commun (comme le promettent les très bons trailers) !

Par peur de vous spoiler le scénario qui est l’atout principal de ce jeu, je vous introduis en bref l’histoire ce jeu.
Bionis et Mékonis sont deux titans qui s’opposent dans un gigantesque combat depuis leur création. Un combat qui se termine plutôt mal des deux côtés puisque, blessés et épuisés, les deux géants se figent et permettent à des formes de vie de se créer en leur sein.
Cependant, malgré le sommeil des deux géants, le combat continue maintenant entre les espèces de Bionis, les Homz, et celles de Mékonis, sobrement nommées Mékons. C’est lors de la Bataille de la Vallée de l’Epée que les Homz vaincront pour ce qui leur semble être la dernière fois les Mékons, un genre de machines robotisées.
Un an plus tard, nous retrouvons Dunban, le héros de cette bataille désormais macabrement célèbre. Celui-ci se remet des blessures que lui ont infligé Monado, la légendaire épée capable de vaincre les Mékons, au sein de la colonie 6. Nous y rencontrons Shulk, un de ses amis mais surtout la tête pensante qui étudie depuis tout ce temps la fameuse Monado.
C’est dans ce contexte qu’une attaque inattendue de Mékons va frapper la colonie 6 et pousser Shulk à s’emparer de l’épée pour se battre aux côtés de ses amis. Chose encore moins attendue, Monado va permettre à notre nouveau héros d’apercevoir l’avenir.




~ Scénario ~

*****

Comme je le disais, le scénario est selon moi la grande qualité de Xenoblade Chronicles.

L’histoire est bonne, très bonne. Si elle commence sans surprise (comme dans la plupart des J-RPG), sa progression est plutôt inattendue. Dans cet univers fantastique, chaque objectif que l’on pense atteint ne fait que relancer le scénario vers une révélation encore plus grande, un but qui semble encore plus inatteignable.
Fait appréciable, on y retrouve aussi une petite touche de Final Fantasy VI dans cette constante dénonciation de la dangerosité de l’avancée technologique.

Pour appuyer cette histoire, l’accent a été mis sur les relations entre les personnages pour nous permettre une immersion encore plus intense. Les têtes à têtes y contribuent d’ailleurs grandement puisqu’elles donnent au joueur des informations plus ou moins importantes sur leur histoire.

Quand à la durée de vie, elle est excellente. Il m’aura fallu 130h pour finir le scénario, ce qui est une durée considérable quand on la compare aux RPG récents proposés pour la Wii. Mais comme vous vous en doutez, il me restait encore de nombreuses quêtes optionnelles en réserve. Sans compter le système de trophées à débloquer, les têtes à têtes à découvrir et autres objectifs personnels (et croyez-moi, il y a de quoi faire !).

Un point négatif pour ce scénario, malheureusement.
Si le combat final et la dernière cinématique sont excellents, ce n’est pas du tout le cas de la cinématique épilogue qui est franchement de trop. Même si la manière de la présenter est bonne, son contenu n’ajoute rien à Xenoblade Chronicles et le décrédibilise en nous proposant une happy-ending à la Harry Potter.




~ Gameplay ~

*****

Une fois n’est pas coutume, lorsqu’un RPG sort pour la Wii, il est possible d’y jouer avec la Wiimote et le Nunchuck ou d’utiliser une manette. Pour Xenoblade Chronicles, j’ai choisi de jouer avec la manette qui reste plus confortable pour un jeu avec une telle durée de vie. Mon point de vue tient donc compte de ce choix.

La jouabilité est assez instinctive. Les joueurs de MMO s’y retrouveront beaucoup grâce à la présence d’une barre d’action lors des combats, à la formation de l’équipe et au choix des équipements. Diverses « classes » sont jouables donc un peu de stratégie peut être nécessaire pour boucler au plus vite un combat contre un boss ou contre un certain type d’ennemi. Même chose au niveau de l’équipement. Vous pourrez équipez des gemmes à différentes pièces en fonction des capacités que vous souhaitez augmenter chez vos personnages.

L’amélioration des relations entre les personnages fait aussi partie intégrante du gameplay. Plus le niveau d’entente augmente dans votre équipe, plus vous aurez la possibilité de faire des enchaînements lors des combats, d’encourager vos coéquipiers, etc…

En gagnant des combats, vous gagnerez les classiques points d’expérience mais aussi une meilleure entente entre vos personnages, des points d’arts qui vous permettront de perfectionner vos techniques de combat mais aussi des points de compétence, que vous pourrez partager entre les membres de votre équipe.




~ Graphisme ~

*****

Qu’on se le dise tout de suite, graphiquement parlant, Xenoblade Chronicles n’est aucunement comparable à un Zelda. Cependant, on constate tout de même qu’un travail honnête a été fait sur l’esthétisme du jeu.

L’environnement, les décors du jeu sont extrêmement variés tout en restant cohérents. Un point extrêmement positif qui permet à l’aventure de ne pas devenir répétitive pour les yeux étant donné que la liberté de mouvement est immense ! Toujours entre fantasy et science-fiction, Monolith Soft nous montre ce dont il est capable d’originalité autant dans des décors intérieurs comme extérieurs.

On assiste à très, très peu de bugs même après un nombre incalculable d’heures passées dans une même zone. Les textures ne sont pas toujours très jolies (un des gros problèmes de la Wii) mais pas de quoi se décoller la rétine. On constate aussi qu’un gros effort a été fait pour réduire au quasi-néant les temps de chargement entre chaque zone.

Les personnages jouables ou non sont en général assez charismatiques, même si leur animation présente de grosses failles. Pourtant, les créateurs se rattrapent en permettant au joueur de voir directement dans les cinématiques l’incidence du choix fait pour les équipements. Le bestiaire allié et ennemi est aussi très sympa. Du petit lapix au gros téléssia en passant par les différents types de mékons, il est très varié et ne nous laisse pas le temps de nous ennuyer.

Au niveau des combats, on se retrouve avec quelques déceptions, notamment au niveau des arts (techniques de combat) qui touchent à peine l’ennemi à certains moments tout en lui infligeant un maximum de dégâts. On regrettera aussi une caméra qui ne permet pas de profiter pleinement des combats contre les ennemis de grande taille. En revanche, vous resterez admiratifs de la conception du dernier combat qui ne connaît pas ce problème et qui se joue dans un environnement très travaillé.




~ Bande-son ~

*****

Commençons avec un point extrêmement positif, puisque Xenoblade Chronicles propose de jouer en une bonne palette de langue mais surtout en version originale sous-titrée, donc ici, en japonais. Les voix sont plutôt agréables et les dialogues sympa malgré quelques lines répétitives dans les combats. (Je ne compte plus les fois où j’ai voulu assommer Reyn et Riki…)

Les musiques sont bonnes, on ne peut le nier. Elles mélangent les styles et son très bien réalisées. On en trouve plusieurs par zone : un thème principale le jour et un thème « remixé » pour la nuit, mais aussi les thèmes utilisés pour les différents types de combat.
Alors, oui, je le répète, les musiques sont bonnes, mais oh ! combien répétitives. Supposons que vous passez pas mal de temps sur une zone à la recherche d’un objet, la même musique tourne en boucle, encore et encore, à en donner mal à la tête à un cachet d'aspirine…

Le jeu se conclue sur une superbe composition de Yasunori Mitsuda à qui l’on doit les musiques de la plupart des opus de la XenoSaga.




Note finale :

17/20

Ce qu’il faut en retenir :

Xenoblade Chronicles fait parti des Must-Have de la Wii, surtout pour les amateurs de RPG japonais. Il vous promet une longue aventure sans temps mort et de très bons moments malgré des graphismes un peu faibles.

08/04/2012

[Test] Fire Emblem : Path of Radiance

Bon, il semble que j'ai failli à ma tâche ces derniers jours et que les articles prévus n'aient pas été au rendez-vous...
Pour me faire pardonner, je vous livre aujourd'hui le premier test de ce blog. Et j'ai pour cela choisi de vous parler de mon expérience sur Gamecube avec Fire Emblem : Path of Radiance.




Fire Emblem est une série de jeux-vidéos éditée par Nintendo. Path of Radiance, développé par Intelligent Systems est l'un des premiers opus à être sorti en Europe. Paru en 2005 sur Gamecube, il a su ravir les amateurs de RPG stratégique par ses personnages attachants et par son gameplay accessible à tous.


Scénario :

Dans Fire Emblem : Path of Radiance, vous incarnez Ike, le fils de Greil, commandant d'un groupe de mercenaires. Alors qu'il vient tout juste d'être intégré à l'équipe, le groupe apprend le début imminent d'une guerre entre leur patrie, Crimea, et son assaillant le royaume de Daein. Hommes (Beorc) et bêtes (Laguz) seront-ils capables de surmonter leurs différences pour mettre fin au complot du roi de Daein, Ashnard ?

A première vue, nous avons là un type de scénario basique à la base de beaucoup de RPG. Une guerre déclenchée, une patrie à sauver, l'alliance de plusieurs peuples qui n'est pas gagnée d'avance... Cependant, dans Fire Emblem : Path of Radiance, les actions et les péripéties s'enchaînent à tour de bras sans jamais nous laisser le temps de dire ouf.
Ce qui le différencie aussi de beaucoup de jeux de rôle et qui séduit ses fans, c'est sa particularité de nous donner toujours plus de personnages jouables avec pour chacun une histoire travaillée. Par le biais du mode soutien, on glane toujours plus d'infos sur les relations entre les personnages et les raisons qui les ont poussé à rejoindre le groupe des mercenaires de Greil.
Vous l'aurez donc compris, les développeurs ont presque tout misé sur l'émotion dans ce Fire Emblem. On rit, on pleure, on s'attache mais au final... Est-on toujours surpris de l'avancée scénaristique ? Et bien, non. Ou du moins pas toujours. Si peu de révélations, si j'ose dire, vous laissent "le cul par terre", les autres sont pour la plupart totalement prévisibles dès les premières heures de jeu. Un défaut habilement rattrapé par les différents niveaux de difficultés du jeu qui permettent de légers changements au niveau du scénario.

9/10



Graphismes :


Fire Emblem : Path of Radiance est le premier jeu de la série à avoir été réalisé en 3D. Un défi totalement réussi ! 

Les cinématiques sont magnifiquement composées dans un état d'esprit manga tout en défiant les codes du manga japonais classique. La 3D ne les rend que plus grandioses et nous propose des décors très réussis !
Ces décors seront tout aussi soignés dans les phases de progression de l'histoire. Ils nous feront voyager de forêts magiques en auberges rustiques toujours avec un soucis du détail qu'on ne peut qu'apprécier.
Au niveau des personnages, je pense que personne ne trouvera beaucoup à en redire. On peut encore une fois y voir le soucis du détail des développeurs et des couleurs somptueuses.
Si je dois apporter un point négatif au niveau du graph', il s'agit des phases de combat. Les décors y sont souvent répétitifs et les textures pas toujours soignées. On peut aussi regretter des petits détails tout bêtes comme, par exemple, les ennemis qui tombent morts 5 secondes après le coup final sans avoir l'air de comprendre ce qui leur est arrivé. Cinq secondes qui semblent bien longues une fois que l'on s'est habitué au jeu...

9/10



Musique :

Que dire de l'OST de Path of Radiance ?
De très belles musiques nous sont proposées tout au long du jeu, révélant ses côtés souvent épiques, parfois mystérieux, ou encore dramatiques. Yuka Tsujiyoko, aussi à l'origine de l'OST de Paper Mario, nous emmène dans un autre monde au travers de ses compositions.
Si Tsujiyoko a produit de très belles musiques pour Fire Emblem. Elles sont en revanches assez mal utilisées par les développeurs. Parmi une quinzaine de compos, trois ou quatre seulement sont fortement utilisées dans le jeu. A outrance. Au point qu'il m'est arrivé de couper le son de ma TV pour me mettre un CD des Ramones en fond sonore ;).
Si, comme moi, vous avez préféré les thèmes moins récurrents, pas de soucis à vous faire. Une fois le jeu fini une première fois, vous pouvez retrouver toutes ces jolies chansons dans le menu bonus du jeu.

7/10


Gameplay :

C'est vrai, les jeux de type stratégie ne sont pas les plus populaires dans le monde vidéo-ludique. Alors que dire des RPG stratégiques japonais ..? Souvent délaissés pour leur côté compliqué, il fallait donc créer un jeu de ce type accessible à tous. Et c'est là qu'intervient Fire Emblem !

Tout d'abord, j'aimerai rappeler que Path of Radiance est un jeu sorti sur Gamecube. Une console dont la manette est très confortable et dont la jouabilité est assez instinctive. Un vrai plaisir donc d'y jouer Fire Emblem dont la durée de vie est assez longue (surtout si vous vous y attaquez en mode difficile et que vous souhaitez garder tous vos personnages jusqu'au bout de l'aventure).
Le jeu se déroule sur un schéma très simple. Avancée du scénario, phase de combat, base. Je vais donc m'attarder plus particulièrement sur cette base sur laquelle repose principalement le jeu. C'est tout simplement là que vous préparez votre équipe au prochain combat. La base vous permet de choisir les armes de vos personnages et d'en façonner des uniques grâce à l'argent récolté dans les phases de combat ou d'avancée du scénario. Vous pouvez donc y choisir votre équipement mais aussi donner des bonus d'expérience à vos personnages et, avec le temps, leur permettre d'atteindre une classe supérieure. Mais là où le gameplay devient intéressant, c'est grâce au système de soutien entre les personnages du groupe. En plus de nous révéler des détails sur l'histoire des personnages, il permet de créer des alliances plus fortes entre eux et de jouer avec plus de stratégie durant les combats. En plaçant vos unités fortement liées côtes à côtes, selon l'environnement dans lequel se déroule le combat, vous verrez s'améliorer leur force ou encore leur chance de faire des coups critiques. Entre autre, un élément de gameplay vraiment sympa qui n'est pas non plus trop technique ! 
Au niveau des combats, rien de bien sorcier non plus. La map vous est présentée à chaque fois avec son nombre d'ennemis et des précisions sur l'élément dans lequel vous vous trouvez. Vous pouvez aussi choisir les personnages que vous souhaitez utiliser selon le type des ennemis qui se trouvent en face de vous. Pour un gameplay plus technique (qui devient surtout utile dans le mode difficile), des tutoriels vous sont proposés tout au long du jeu. Le point noir de ce gameplay serait peut-être les combats parfois répétitifs où les possibilités ne sont que trop peu nombreuses...

8/10



Note finale :
16,5/20
 
Vous vous en serez aperçus, il est difficile pour moi de donner une critique objective de ce jeu. Je porte Fire Emblem : Path of Radiance dans mon cœur, étant donné que c'est un des premiers RPG japonais auquel j'ai joué.
Je ne peux que le recommander. Un gameplay accessible, un scénario épique, des musiques agréables et des graphismes 3D au poil. Si vous hésitiez encore, n'attendez plus, courrez vous le procurer !